Question à la Ministre De Block sur la participation de Frontex aux retours forcés depuis la Belgique

Madame la ministre,

Les missions et le budget qui sont alloués par les États membres de l’Union Européenne à l’agence Frontex ne cessent de s’élargir. Cette agence est désormais devenue un instrument majeur de la politique migratoire de plus en plus répressive menée par l’Union Européenne.

Selon des chiffres que vous avez communiqués sur votre site au mois de janvier, il ressort que la Belgique est le pays européen qui a le plus recours à l’agence Frontex pour soutenir sa politique de rapatriements de migrants. Vous avez en effet pu compter sur environ 2,5 millions d’euros de la part de Frontex pour le renvoi, accompagné ou non, de 1540 personnes.

Vous avez également commenté dans ce communiqué que « la politique de retour forcé restait la clé de voûte de votre politique migratoire ». De nombreuses associations dénoncent pourtant les coûts en termes de droits humains mais également en terme budgétaire qu’implique ce recours aux retours forcés.

Madame la ministre,

1) Comment s’organise concrètement le soutien de Frontex dans l’organisation des retours forcés ? Du personnel de Frontex prend-il part aux opérations de rapatriements ?

2) Quels sont les pays vers lesquels ont été effectués le plus de rapatriements en 2019 ?

3) Combien parmi ces chiffres de retours forcés ont concerné des personnes détenues en centres fermés ? Parmi ces 1540, quelle est la proportion de personnes refoulées depuis un poste-frontière?

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