Le coût de la politique de détention en centres fermés

Madame la ministre,

Le recours à la détention en centres fermés est une politique particulièrement coûteuse et inefficace. Cela a encore été mis en lumière par une série d’associations lors du colloque « Beyond Return » organisé à la Chambre le 9 décembre dernier.

En effet, sur la période 2014-2017, le budget alloué aux éloignements a augmenté de 35 %. La majeure partie de cette augmentation budgétaire a été consacrée aux dispositifs les plus répressifs tels que les retours forcés depuis les centres fermés ou encore la construction d’un centre de détention pour familles. Parallèlement à cette augmentation du budget, et bien que plus de personnes aient dû subir une période de détention en centres fermés, le nombre de rapatriements vers les pays d’origine des migrants n’a pas connu d’augmentation significative.

Pourtant, le recours à la détention dans le cadre d’une politique de retour, doit rester une mesure exceptionnelle à envisager uniquement lorsque aucune autre mesure moins coercitive n’est possible. Cette augmentation de budget pour une politique migratoire toujours plus répressive semble malheureusement devoir se poursuivre étant donné le projet du « Master Plan centres fermés » qui prévoit le doublement des places de détention en centres fermés à l’horizon 2021.

Madame la ministre,

1) Quel a été le budget total de la politique belge en matière de retour durant l’année 2019 ? Parmi ce coût global, quel a été le budget spécifiquement alloué à la détention en centre fermé ? Quel budget a été alloué à la mise en œuvre d’alternatives à la détention ?

2) Quelles sont les prévisions budgétaires les plus récentes relative à la mise en œuvre du Master Plan ?

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